Conseil de l'Arctique

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Son histoire

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Le Conseil de l’Arctique, fondé le 19 septembre 1996 par la Déclaration d'Ottawa, est une instance multilatérale regroupant les huit États de la région arctique ainsi que six associations de peuples autochtones. Il s'agit de promouvoir les aspects environnementaux, économiques et sociaux du développement durable dans la région de l’Arctique.

Sa description

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Le Conseil de l’Arctique est la principale institution intergouvernementale de cette région du globe, lieu d’expression des positions diplomatiques et politiques des pays arctiques. Il s’agit d’un forum de coopération de haut niveau, dirigé par une présidence tournante au sein des pays membres, et dont le mandat dure deux ans.

Il regroupe huit États riverains de la région arctique ou circumpolaires avec le droit de vote : le Canada, le Danemark, les États-Unis, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Russie, et la Suède, et six organisations, considérées comme participants permanents et représentant les peuples autochtones. Le conseil de l’Arctique regroupe également des participants ayant le statut d’Observateurs, concentrant treize pays non arctiques, treize organisations gouvernementales, et douze ONG, ainsi que des organisations interparlementaires, non-gouvernementales, globales, et régionales, admises en fonction de certains critères. S’ajoutent à ces membres, six groupes de travail œuvrant chacun dans un cadre précis et limité. Ces acteurs se regroupent environ tous les six mois.

Son objectif

Le Conseil de l’Arctique actuellement sous la présidence de l’Islande depuis mai 2019 poursuit quatre objectifs majeurs, visant ainsi à promouvoir la prospérité et la sécurité de la région dans un contexte fragile et conflictuel. La priorité étant de développer des innovations dans les bioressources de l’économie bleue et de réduire les déchets plastiques dans l’océan Arctique afin de préserver l’environnement marin arctique, le forum, dans ce cadre, encourage les États membres à réfléchir à de nouvelles stratégies afin que les activités économiques résultant du changement climatique, soient en concordance avec les piliers du développement durable.

Le second objectif primordial concerne le climat et le développement voire la mise en application des énergies vertes, soulignant ainsi l’impact causé par le réchauffement climatique sur les aspects économique et social. Il est donc question de privilégier le respect des politiques nationales et engagements internationaux de chaque pays circumpolaire liés au réchauffement climatique.

La troisième ambition porte sur les populations et les communautés. Le Conseil de l’Arctique vise donc à mettre au premier plan le bien être des habitants en prenant en considération les changements environnementaux qui les affectent. Il s’agit donc avant tout d’assurer la croissance et la prospérité générale par le développement du transport maritime, du tourisme, et des télécommunications. Cette politique socioculturelle, humaine et politique et environnemental tient aussi compte de l’égalité des sexes et de la question des genres.

Finalement, le Conseil de l’Arctique travaille à une coopération constructive des États membres sans laquelle, tous ces défis ne sauraient être relevées.

Son rôle

 Le Conseil a pour fonction de protéger l’environnement arctique, notamment la santé de ses écosystèmes, le maintien de sa biodiversité ainsi que la conservation et l’utilisation durable de ses ressources naturelles. Les problèmes couramment abordés par le conseil sont ceux du changement climatique, du développement durable, de la surveillance de l’Arctique ainsi que la pollution liée à des polluants organiques persistants ou à d'autres polluants présents dans la région. Plusieurs enjeux géopolitiques animent la région avec   les débats de revendication territoriale entre la Russie et l’Occident, l’exploitation des ressources naturelles et des nouvelles routes commerciales créées par la fonte des glaciers dû au réchauffement climatique.

Ses accomplissements

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Le Conseil de l’Arctique réalise de manière régulière maintes évaluations environnementales, écologiques et sociales, à travers ses six groupes de travail consacrés à des sujets précis.

Il a donné l’impulsion sur la convention de Stockholm concernant les polluants organiques persistants en 2001, ou encore au sujet du code polaire en 2017.

Ce forum de coopération a aussi permis l’adoption de trois accords fondamentaux, « soft laws » entre les huit États permanents. Le premier porte sur la recherche et le sauvetage en matière aérienne et maritime en Arctique : Agreement on Cooperation on Aeronautical and Maritime Search and Rescue in the Arctic (Nuuk 2011), le second sur la lutte contre les pollutions marines par hydrocarbures : Agreement on Cooperation on Marine Oil Pollution Preparedness and Response in the Arctic (Kiruna 2013), et le troisième s’intéresse à la coopération scientifique : Agreement on Enhancing International Arctic Scientific Cooperation (Fairbanks 2017). En outre, même si le Conseil ne s’occupe pas de la pêche, accompagné de l’Union européenne il a réussi à parvenir à un moratoire essentiel sur la pêche de l’océan central Arctique.