Penser la ville du futur

 

SOMMAIRE

 

Introduction

 

L'apparition des villes du futur

  • Un peu d'histoire

  • Définition d'une ville du futur

  • Transformation des villes

Les atouts des villes du futur

  • ​Une ville verte

  • Une révolution sanitaire

  • Des projets en cours

Une dangereuse utopie

  • Des obstacles réels à contourner

  • Une douce utopie: l'autosuffisance alimentaire

  • L'autosuffisance éergétique pour la ville 2050

  • Réemploi de la ressource : Jusqu’au CO2 ?

  • Développement urbain durable

Les limites de ces villes

  • Les limites d’un point de vue éthique

  • Des pays délaissés

Conclusion 

Quelques articles

 

INTRODUCTION

 Le nombre de citadins n'a cessé de croître depuis 2008.  Les Nations Unies estiment que d'ici 2030, plus de 60 % de la population mondiale vivra dans des mégapoles (plus de 10 millions d'habitants), ainsi que des petites villes et des couronnes périurbaines qui voient leur nombre augmenter en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Cette fraction pourrait atteindre les deux tiers d' ici 2050 . 

Ainsi d'après le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur les établissements humains, les infrastructures et l'aménagement des territoires indique que l'expansion des zones urbaines est en moyenne deux fois plus rapide que la croissance de la population urbaine.

Cette forte urbanisation s'accompagne d'une demande accrue de ressources primaires (eau, nourriture, énergie) et des services tels que l'éducation, les hôpitaux et bien d'autres. 

C'est pour cela qu'il est important de penser les villes du futur de manière "intelligente" afin de satisfaire ces besoins.

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L'apparition des villes du futur

 

Un peu d'histoire

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personnes fuient la campagne pour échapper à la famine, à la pauvreté, au manque

de services proposés mais aussi en espérant trouver un cadre de vie meilleur. Les mégalopoles du Tiers-Monde sont confrontées à de nombreux problèmes graves : approvisionnement en eau, insuffisance des transports, pénurie de logements, insécurité, surpopulation, pauvreté et pollution. On se demande donc, comment les pays en développement peuvent créer leur propre ville intelligente?

 

Il est important de noter que face à l'urbanisation, les besoins en terrain, materiaux, nourriture, et en eau sont plus importants. Selon les programme des nations unies pour le développement les villes contribuent à environ 70% de consommation d'énergie et des émissions des gaz à effet de serre. C'est pour cela que pour contrecarrer ces phénomènes les villes développent des solutions "intelligentes" afin de satisfaire les besoins de sa population sans mettre en péril l'environnement.

Au milieu du 20e siècle, le taux d'urbanisation dans le monde a considérablement augmenté. En 1910, la population urbaine représentait 20% de la population mondiale et en 2020, 58% de la population sont désormais des citadins soit 4,5 milliards d'habitants. Selon l'ONU, le taux d'urbanisation sera de 66% en 2050. Néanmoins, cette croissance urbaine n'est pas sans conséquence.

Les villes croissent rapidement en nombre d'habitants et en superficie. Ce phénomène touche surtout les pays émergents et les pays pauvres. Dans les pays développés, le taux d'urbanisation déjà élevé augmente très lentement.  

Il existe de nombreuses mégapoles actuellement comme Shanghai, Sao paulo, Tokyo ou encore New York. Du fait de l'industrialisation, elles sont apparues d'abord dans les pays développés et aujourd'hui, c'est dans le tiers monde qu'elles se multiplient le plus, à cause de l'exode rural. Les

       Définition d'une ville du futur

 

L'Union internationale des télécommunications (UIT) qui est l'agence spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l'information et de la communication (TIC) a definit une ville intelligent comme "[..] une ville innovante qui utilise les technologies de l'information et de la communication (TIC) et d'autres moyens pour améliorer la qualité de vie, l'efficacité du fonctionnement et des services urbains et la compétitivité, tout en veillant à ce qu'elle réponde aux besoins actuels et générations futures en ce qui concerne les aspects économiques, sociaux et environnementaux." L'ONG WWF (World Wildlife Fund) définit une ville du futur comme premièrement une ville durable qui doit suivre certains critères comme produire une énergie renouvelable, recycler les déchets, favoriser une alimentation locale ou encore limiter au maximum les émissions de CO2 mais aussi une ville qui prend en comptes les dimensions socio-économique. 

  Pour résumer, une ville du futur peut être qualifiée de smart city, c'est à dire une ville durable, connectée, capable d'affronter les risques, d'optimiser l'utilisation de ressources telles que l'eau, la nourriture, et les énergies. C'est aussi une ville qui réduit les ségrégations socio-spatiales en permettant une meilleure cohabitation entre ses habitants.

La transformation des villes

        L'infrastructure d'une ville comprend, entre autres, le logement, l'approvisionnement en eau, les égouts,  la distribution d'électricité, les transports, la gestion des déchets et la communication. L'infrastructure de la ville intelligente se différencie de l'infrastructure urbaine traditionnelle par sa capacité à répondre intelligemment aux changements de son environnement.

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 Une Smart City fournit une mobilité intelligente, une économie intelligente, une vie intelligente, une gouvernance intelligente, et un environnement intelligent.  

Pour une ville d'un pays en développement, le besoin immédiat est de fournir une infrastructure urbaine adéquate pour répondre au rythme croissant de l'urbanisation. Par conséquent, pour répondre à ces demandes d'infrastructure, les applications d'infrastructure intelligente offrent une voie pour que ces villes fassent un pas en avant.  

Dans les pays développés, le défi consiste à maintenir les systèmes d'infrastructure existants, qui ne peuvent pas être abandonnés en raison du coût, de l'espace et d'autres problèmes. Ici, les applications d'infrastructure intelligente se concentreraient davantage sur la facilitation de l'utilisation optimale de ces ressources d'infrastructure héritées existantes et sur la surveillance des opérations de ces ressources. 

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Nous pouvons prendre l'exemple de Paris, le journal Le Figaro à publié que le constructeur ferroviaire Alstom va fournir 37 rames automatisées pour fournir les métros automatiques de la future ligne 18 du Grand Paris Expresse qui doit relier l'aéroport d'Orly, Massy-Palaiseau, Saclay et Versailles. Ce projet a permis le déplacement de 70 000 passagers par jour et des réductions importantes de leurs retards.

  Cependant, dans les pays en développement comme dans les pays développés, le motif principal des applications d'infrastructure intelligente est qu'elles répondent aux besoins de développement durable de la société.  

  • La ville du futur a l'obligation de gérer son énergie, des solutions comme les panneaux photovoltaïques ou encore les éoliennes. 

  • Le développement de l'agriculture urbaine est une des formes d’agricultures essentiellement tournées vers l’alimentation des villes, tout en essayant de préserver et de favoriser le bio. 

  • Les transports constituent eux aussi une part importante dans la transformation des villes, il faut privilégier des transports collectifs, capables à la fois d'accueillir le plus grand nombre de personnes mais en produisant un minimum de CO2.

  • Il est aussi important de prendre en compte la mixité sociale, mais aussi d'inclure toute la population dans les changements à travers différents moyens.

D'autres villes ayant la capacité de produire ce que les smart city sont censé faire mais à une échelle plus restreintes sont qualifiés d'écoquartier.

Les atouts des villes du futur 

 

UNE VILLE VERTE

Il existe actuellement des centaines de projets de villes intelligentes dans les pays développés et en développement, nous pouvons prendre l'exemple de Neom, Konza, Masdar, Singapour, Wuxi et plein d'autres. 

Une ville intelligente peut contribuer à une meilleure gouvernance et à une gestion efficace des infrastructures et à une meilleure qualité de vie.

L'agenda 2030 pour le développement durable accorde une importance capitale aux questions liées à l'urbanisation durable, et un objectif spécifique a été adopté "rendre les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, résilients et durables". Pour eux, une ville intelligente doit être accompagnée par 5 domaines clefs (aussi nommés les 5 "P" du programme du développement durable à l'horizon 2030). Premièrement par "une élimination de la pauvreté et de la faim, sous toutes leurs formes et dans toutes leurs dimensions, et à faire en sorte que tous les êtres humains puissent réaliser leur potentiel dans des conditions de dignité et d’égalité" (objectif 1 à 5), ensuite, en "assurant une vie prospère et épanouissante et un progrès économique, social et technologique en harmonie avec la nature" (objectif 7 à 11), troisiemement la protection des ressources naturelles et le climat (objectif 6 et 12 à 15) et la paix (objectif 16) sont des domaines incontournables aux cotes d'un partenariat mondial revitalisé pour le développement durable et un esprit de solidarité renforcé (objectif 17).

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  Travailler à améliorer la qualité de vie des habitants, sans impacter l'environnement, est un défi. Des villes en mutation s'orientent vers un modèle urbain de développement où le " smart " rencontre le durable : la ville du futur ne sera pas une simple ville digitalisée ou « technologiquement avancée », mais ancrée dans le développement durable. Les acteurs privés s'adaptent à ces enjeux de développement durable, et peuvent en être à l'initiative. Dans ce contexte, la responsabilité sociétale pèse davantage dans les projets urbains, c'est la volonté d'impliquer, faire collaborer les habitants qui s'impose. L'adoption de sources d'énergies renouvelables est un prérequis incontournable, lorsque l'on évoque la ville intelligente et les projets urbains actuels, qu'il s'agisse de ville entière ou de nouveaux quartiers. La smart city verte consiste aussi à s'appuyer sur les arbres et la végétation, en créant ou préservant des corridors verts, des forêts urbaines et des espaces naturels en nombre. 

  Plus globalement, penser la ville durable nécessite de savoir comment maîtriser les ressources naturelles de base indispensables à la population, comme la nourrir en local et sécuriser son accès à l'eau.

La smart city durable se pense donc avec l'humain et son environnement au centre.

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Une révolution sanitaire

  Le domaine de la santé occupe une place très importante dans les villes du futur. La santé "intelligente" fait référence aux soins de santé qui utilisent des technologies intelligentes, que ce soit au niveau de la détection et le traitement d'une maladie ou encore pouvoir accéder à un professionnel de santé sans être dans son cabinet. Grâce à ce système, les organisations de soins de santé et les gouvernements peuvent améliorer la santé générale de la population, mais aussi augmenter le nombre de personnes qui reçoivent les soins. La pandémie qui nous affecte en est un parfait exemple

La COVID-19 a touché  le monde entier, provoquant des dérèglement dans les économies et les services de santé. Les pays avaient deux objectifs majeurs: limiter la perte de vies humaines et minimiser les perturbations économiques.

 L'Inde  est un pays qui a été particulièrement affecté par cette crise du fait de l'effectif de sa population et sa vulnérabilité face à la crise économique. C'est pour cela que les villes intelligentes en Inde, aux côtés de l'État, ont joué un rôle crucial dans la réponse au virus. La mission "Smart Cities", lancée par le gouvernement indien en 2015, avait déjà équipé un certain nombre de villes avec des plateformes technologiques de pointe et des solutions intelligentes. Un certain nombre de villes intelligentes indiennes ont utilisé leurs ICCC (Centre intégré de commandement et de contrôle) pour affronter la pandémie en coordonnant, gérant et en surveillant la réponse au niveau de la ville à la pandémie. 

Cela a aidé les villes à suivre et à surveiller les cas positifs et à leur fournir un soutien en matière de soins de santé en temps opportun ; assurer l'approvisionnement en produits de première nécessité; et fournir de la nourriture aux couches économiquement plus faibles et vulnérables de la société ; mettre en place des installations de quarantaine; et diffuser des informations pertinentes liées à la pandémie. Beaucoup de ces villes ont également réuni la société civile, les entreprises locales et d'autres sur une plate-forme unique utilisant des sites internets et des applications mobiles pour collaborer avec l'administration municipale afin de fournir des services publics.

Tout cela représente un pas vers les villes du futur, un avancement technologique non négligeable qui permet d'avancer les villes mondiales. D'ailleurs Mastercard s'est associée à Smart Dubaï et à l'Expo 2020 Dubaï pour mener une enquête qui capture les besoins et les désirs des résidents des EAU sur les aspirations des villes intelligentes et les résultats montrent que 54% des personnes interrogées ont déclaré que la pandémie de COVID-19 accélérerait le développement des villes intelligente et on souhaitaient la continuité des paiements sans numéraire.

Des projets en cours

        Bien qu'on imagine une ville du futur par ses grattes ciels et ses infrastructures hors normes, le soi-disant "futur" se réalise déjà. Les architectes tels que Zaha Hadid qui ont marqué le 21e siècle ont repensé le style des immeubles en créant des monuments inimaginables. ​​Le siège de l'Infinuts Plaza conçu par l'équipe d'architectes de Zaha Hadid en est un exemple, il a été inauguré 9 novembre 2021, proposant une passerelle pour le nouveau quartier central des affaires de Baiyun à Guangzhou, en Chine.  Développé sur le site d'un aéroport traversé par un tunnel de métro, le projet propose deux volumes distincts avec

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des oreillettes centrales qui se connectent à plusieurs niveaux, ressemblant à une boucle à l'infini.  Rassemblant des bureaux, des installations de recherche, des laboratoires et un centre d'apprentissage, la conception propose un environnement de travail centré sur la connectivité et l'adaptabilité mais aussi sur la verdure, en effet chaque étage est muni d'un espace vert. Ce type d'infrastructure est la conception même des villes de demain.

Des villes instaurent déjà des réglementations afin de limiter la pollution et les effets néfastes d'origines anthropiques sur l'environnement. Copenhague mène des actions de fond pour améliorer son environnement et d'ici 2021, la capitale veut devenir "neutre en carbone". Vancouver veut devenir "la ville la plus verte du monde" en réduisant les gaz à effet de serre et en créant des emplois "verts". Johannesburg veut rassembler ses quartiers les plus pauvres pour réduire les inégalités, faire accéder les plus pauvres à l'énergie et maîtriser la gestion des déchets. Enfin Masdar attire des chercheurs du monde entier et répand ses nouvelles technologies dans le monde entier. 

Toutes ces villes tendent vers les villes de demain et les villes intelligentes et sont en compétition, une dimension positive pour l'environnement.

 
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Une dangereuse Utopie

Afin d’imaginer la ville du futur, il est notoire de garder à l'esprit les nombreuses problématiques qui accompagnent ce sujet. Notamment à l’échelle de la pollution, les ressources énergétiques, les ressources hydriques, et même la nourriture. Ainsi, la problématique de l’autosuffisance pose un grand enjeu dans la ville du futur 2050. Afin de donner vie à cette smart city, presque trop utopique, la ville du futur qui fait rêver, il est important de prévoir les hypothèses risquées sur la base de ces projets urbains environnementaux. En tout cas, les premiers objectifs de la ville du futur 2050 répondent plus à l’enjeu climatique de nos jours, qu'aux besoins sociétaux. Toutefois, malgré que la crise environnementale ait changé les modes de consommation d’un pourcentage de la population respectueux de l'environnement, il est crucial d’émerger, le long de nombreux autres obstacles, la neutralité carbone pour la ville du futur.

Des obstacles réels à contourner

       Concernant l'autosuffisance alimentaire, il semble qu’un problème majeur est le manque d'espaces. Les zones urbaines et périurbaines sont parfois tout simplement insuffisantes pour garantir que la ville du futur écologique puisse se débrouiller toute seule. De plus, il y a la question des ressources financières. Faire croître une activité, qui tantôt se commute à d'autres, a besoin d’un investissement considérable et une stratégie urbaine radicalement écologique. Au même titre, il est indispensable d'avoir assez de terres agricoles pour être autosuffisant en nourriture. Si l'autosuffisance alimentaire est idéale, elle n'est pas toujours faisable.

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          Tel qu’annoncé par les Nations Unis, environ deux tiers de la population seront urbains dans les trois prochaines décennies. Ce phénomène engendra de nombreux défis surtout au niveau de la planification et l’administration de la navigation et le transport public ainsi que la sécurité des citadins. En effet, assurer des mesures de sécurité des individus et des groupes est moins complexe dans les petites villes que dans les mégapoles surpeuplées. Également, les municipalités témoignent d'une prise de conscience croissante concernant   les avantages des villes intelligentes. En fait, environ 22% ont déjà commencé la mise en œuvre de cette conception surtout au niveau des modèles durables et des services urbains de qualité supérieure. Ces deux dimensions semblent prioritaires pour la plupart des citoyens.

          La même étude atteste que presque 30% ne se soucient pas de payer des frais supplémentaires en-échange de ces valeurs et fonctionnalités amendées.

La France, quant à elle, vise constamment la mise en place du modèle de Smart Cities et a aménagé, jusqu’à présent, 25 agglomérations comme Smart Cities dont la plupart sont de moins de 250000 habitants. Ces modèles affirment que le concept du Smart City peut s’appliquer universellement à toutes les échelles urbaines et quel que soit le taux des habitants. 

          Par contre, cette tendance pose un défi lors de l'apprêt de plans pour précipiter leur transformation.

Refroidir les zones urbaines pour une meilleure qualité environnementale demeure un enjeu majeur de nos jours, et conséquemment, pour les villes du futur.

Afin d’exécuter de processus, il faut échanger les îlots de chaleur par des îlots de verdure. Toutefois, cette verdure aurait à la fois comme but d’assainir l’atmosphère répondant au problème environnemental actuel, mais aussi d’admettre la ville de produire de la nourriture, ce qui répond à l’autosuffisance de la nourriture. L’objectif est clair, refroidir les villes du futur en prévenant tous rejets de gaz à effet de serre atmosphérique. En 2018, le secteur des transports était responsable de 24% des émissions mondiales de CO2, ainsi, la mobilité verte aiderait énormément ce refroidissement.

          Au contraire, l’habitat bioclimatique génère des émissions énergétiques infimes voire nulles. Nonobstant, le concept urbain de la ville du futur implique surtout les fermes verticales. Dans une vision parfaite d’un écosystème bioclimatique et corrélé, engager les transports verts aideront le refroidissement des villes 2050, et conséquemment, la minimisation des gaz à effet de serre environnementaux.

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Une douce utopie: l'autosuffisance alimentaire 

Dans une ville mondiale et métropole comme Paris, les scientifiques évaluent que l'indépendance alimentaire de la population dure seulement trois jours. Pourtant, dans les années 30, la ville parisienne fournissait 80 % des exigences alimentaires des citadins. Ainsi, il est ironique que la ville du futur en 2050 coïnciderait tant à la ville du passé. Étant donné que l'objectif présentement est de rééquilibrer le schéma entre villes et zones rurales, admettant aux régions urbaines et périurbaines d'accepter de nouveaux lieux d'importance culturelle. Le but est donc de créer ses pures ressources pour atteindre l'autosuffisance. Il s'accomplit également de résister aux obstacles climatiques en permettant la régénération de l'air et des sols urbains, de diminuer la pollution en gardant la maîtrise de la composante sanitaire de la fabrication. ! Quelques études semblent démontrer qu'il existe des modèles reproductibles dans ce secteur. France prend le train des initiatives encourageantes

, notamment en région parisienne, où les terrasses, les toits et les balcons sont utilisés pour bâtir des espaces de culture, et des jardins collectifs, ce qui aide à la fois l’environnement et l’autosuffisance alimentaire.  

A noter qu'en Ile-de-France, 73 hectares de terrain ont déjà été plantés en zone urbaine, dont quelques parkings souterrains. Il existe environ 70 fermes rien qu'à Paris, dont La Caverne, une ferme urbaine biologique dans le 18e arrondissement. La ferme urbaine de Lyon, par exemple, c'est 1000 m2 dédiés à la culture fruitière et maraîchère en pleine ville, avec une ferme également connectée pour permettre une optimisation des cultures.

L’autosuffisance énergétique pour la ville 2050

Pour aboutir à l'autosuffisance énergétique, un pays doit produire suffisamment d'énergie pour répondre aux besoins de sa population. La maîtrise des dépenses énergétiques dévoile un privilège certain dans une dynamique environnementale. Mais il s'agit aussi de garantir aux clients un coût énergétique plus favorable. Une région doit accommoder d'autant d'infrastructures locales que possible pour assurer que l'énergie utilisée dérive de la source la plus proche. Indubitablement, ces ressources doivent être vertes pour que l'impact soit totalement neutre.

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A la taille d'une ville, l'acquisition d'une telle emprise est une réalisation importante, et l'on pourrait maintenir que l'autosuffisance énergétique n'est pas simultanément un problème urgent. Malgré cela, nous disposons aujourd'hui de plusieurs leviers d'action qui nous agréent d'aller dans cette direction. D’abondantes collectivités ont auparavant assuré des objectifs d'autosuffisance énergétique et paraissent établir les ressources nécessaires pour les atteindre. Plusieurs villes se sont engagées dans cette voie, à commencer par Dardesheim en Allemagne qui, grâce aux installations hydrauliques, éoliennes et solaires qui l'entourent, affiche des résultats positifs depuis 2009, produisant 30 à 40 fois plus d'énergie qu'il n'en nécessite... Le Mené, commune des Côtes d'Armor en France, est aussi un bon modèle à suivre.

Réemploi de la ressource : Jusqu’au CO2 ?


   Selon un rapport annuel de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), neuf sur 10 personnes respirent un air fortement pollué. Le même rapport indique que cette vigoureuse pollution résulte en 7 millions de morts chaque année. Ainsi, il est notoire que la ville du futur envisage le concept d’un réemploi intelligent du CO2. Ce concept n’est pas distant de la réalité. Une résolution actuelle existante est celle de puits de carbone, composés d’élevages de micro algues. Ces puits de carbone sont reliés à la dépollution atmosphérique, puisque ses micro algues impliquent le processus de photosynthèse en captant les particules de CO2 et aussi de NO2. Le but consiste à multiplier les algues simultanément afin de purifier l’atmosphère et d’utiliser sa biomasse. Cette biomasse est ensuite convertie en énergie verte pour nourrir le réseau de gaz en ville. C’est ainsi que s’applique un cycle énergétique fiable qui sera impliqué incontestablement dans la ville du futur.

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Il est indispensable de souligner que les méthodes actuelles semblent connaître des limites en raison de leurs coûts élevés, empêchant ce bon changement d'être mis en œuvre à grande échelle. Cependant, certaines enquêtes, comme celle publiée le 26 juillet 2019 à l'initiative d'universitaires parisiens et canadiens, suggèrent que le CO2 est également converti à grande échelle en utilisant des ressources basiques et bon marché comme l'eau et le cobalt. Si la ville du long terme intégrait réellement cette technologie, il serait possible de répondre très concrètement aux problèmes posés par la catastrophe climatique actuelle tout en assurant la meilleure qualité de vie possible aux citadins. Malgré sa situation centrale, la ville du plus long terme est bien plus que l'autosuffisance alimentaire et énergétique. Il s'agit de créer une ville sécurisée et accessible, à la fois intelligente et centrée sur les personnes, tout en protégeant la nature dans toute la mesure du possible.

Développement urbain durable

 
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LES LIMITES DE CES VILLES

Urbain

Les limites d’un point de vue éthique

La Chine a fait de grands progrès en intelligence artificielle au cours de ces  deux dernières années, particulièrement avec les systèmes de reconnaissance faciale. Certaines villes ont mis en place des systèmes de « crédit social » qui évaluent les individus en fonction de leur comportement. Par contre en Chine, ou plus précisément à Shanghai il a été  introduit un système de vidéosurveillance similaire au système de vidéosurveillance de Nairobi et Nanjing, ces deux villes ont mis en place un nouveau réseau de communication reliant 1 800 caméras à 195 postes de polices  et plus que 7600 agents.

Tout ce type de collecte relève du domaine privé, c'est-à-dire il est primordial de garder la confidentialité de chaque personne, un défi pour notre société qui repose de plus en plus sur la technologie. De plus, tout conflit géopolitique implique le réseau internet et donc le cyberespace, c'est ce qu'on appelle la cyberguerre. Les coûts mondiaux de la cybercriminalité vont augmenter de 15 % par an au cours des cinq prochaines années, pour atteindre 10 500 milliards de dollars par an d'ici 2025, contre 3 000 milliards de dollars en 2015. Cela représente le plus grand transfert de richesse économique de l'histoire.  Prenons l'exemple des Etats-Unis, la cybercriminalité a frappé le pays qu'en 2018, un agent du FBI qui enquête sur les intrusions informatiques a déclaré au Wall Street Journal que chaque citoyen américain devrait s'attendre à ce que toutes leurs données (informations personnellement identifiables) aient été volées et soient sur le darkweb. Certaines estimations évaluent la taille du Web profond jusqu'à 5 000 fois plus grande que le Web de surface. Conséquemment, il est nécessaire de trouver une solution et une limite par rapport à la technologie en espérant garder une vie privée. 

  Un vaste nombre de personnes ne sont pas d’accord avec les régulations des villes du futur, cela est dû au fait qu’il y aurait une collecte d'information au sein de la population. Ils vont être au courant de tout type d’actions que les gens effectuent tels que, comme dit précédemment leur habitudes, leurs achats, leur déplacement etc.. Cela cause problème puisque ça donne l’impression au gens qu’ils sont observés. 

Des pays délaissés 

 

  Le financement total d'une ville intelligente peut dépasser les millions de dollars, et avec la compétition mise en place, les villes en développement auront plus de mal à rattraper leur retard. Même si le but des villes du futur est de fonder une cohabitation et d'éliminer les ségrégations sociales, avec un rythme de développement aussi rapide, les inégalités ne feront qu'accentuer. De plus, comme la question d'espace est mise en place, de nombreux pays développés pourront implanter le néocolonialisme. 

Le néocolonialisme est le contrôle des pays moins développés par les pays développés par des moyens indirects. Le néocolonialisme a été largement compris comme un développement du capitalisme qui permet aux puissances capitalistes de dominer les nations moins développées.

À l'époque actuelle, nous pouvons également nous tourner vers deux études de cas clés du néo-colonialisme : les relations sino-africaines et les États-Unis d'Amérique en tant que puissance économique.

Nous pouvons prendre l'exemple des relations sino-africaines. À ce jour, les investissements chinois en Afrique dépassent les 40 milliards de dollars. Ils ont répandu leur argent et leur culture sur tout le continent et commercent maintenant plus de 166 milliards de dollars par an avec l'Afrique ; sécuriser 50 milliards de minerais. L'Afrique reçoit des marchandises en retour, et la plupart de ces marchandises soutiennent l'extraction de ressources et le développement industriel. Des exemples chinois similaires de néo-colonialisme économique ont été identifiés partout dans le monde, du Canada à l'Équateur. 

  Si à partir des matières premières énergétiques et minières nous retrouvons déjà des conflits que peut on imaginer pour les villes du futur.

Développement urbain durable

CONCLUSION

  En conclusion, les villes de demain ont un seul objectif: améliorer la vie de ses habitants. Pour cela, la question environnementale se pose et une limitation des gaz à effet de serre s'oblige. Au niveau architectural, les villes seront dotés de grattes ciel, d'immeubles renfermant à la fois des logements mais aussi des centres commerciaux afin d'optimiser l'espace en vue d'une urbanisation croissante. D'autre part, les villes du futur garantissent un avenir pour ses habitants, et une intégration sociale. 

Néanmoins, les smart cities engendrent quelques contraintes notamment au niveau de la sécurité surtout la cybersécurité, de l'autosuffisance énergétique mais tout cela est théorique reste encore à le réaliser. Des limites se posent donc pour trouver un juste équilibre entre les deux, au niveau éthique, de l'intelligence artificielle, de la responsabilité et aussi, est-ce que l'Homme sera t-il capable de garder le contrôle des technologies fluctuantes?  

Quelques articles

  • Onu-tn.org

     https://www.onu-tn.org/uploads/articles/14930305000.pdf

 

  • habitat3.org

https://uploads.habitat3.org/hb3/21-Habitat-III-Issue-Paper-21_Villes-intelligentes.pdf

 

  • 2,5 milliards de personnes de plus habitent dans les villes d’ici 2050 | ONU DAES | Nations Unies Département des affaires économiques et sociales - Un.org

https://www.un.org/development/desa/fr/news/population/2018-world-urbanization-prospects.html

 

  • Les agricultures urbaines : potentiel de développement et impacts sur l'environnement et l'aménagement des territoires - La fabrique écologique

https://www.lafabriqueecologique.fr/les-agricultures-urbaines-potentiel-de-developpement-et-impacts-sur-lenvironnement-et-lamenagement-des-territoires/

 

  • ÉcoQuartier : la plateforme officielle - Ecoquartiers.logement.gouv.fr

http://www.ecoquartiers.logement.gouv.fr